J’apprécie la littérature de science-fiction. Je ne lis pas que cela, mais j’admets que c’est un genre vers lequel je me tourne plus souvent que d’autres. Peut-être parce qu’il permet une plus grande liberté créatrice ; peut-être parce qu’il m’aide plus que d’autres à m’endormir ; peut-être parce qu’une histoire moyenne passe mieux dans un univers inventé qui est de toute manière peu crédible par défaut ; peut-être parce que ces ouvrages ne prétendent pas refléter la réalité comme des genres plus historiques ou romanesques, et qu’on ne peut donc que plus difficilement leur reprocher de la travestir. Pour ces raisons et d’autres encore, j’apprécie la science-fiction. Si possible en langue originale car la qualité des traducteurs n’est pas toujours à la hauteur.
À force d’en lire, j’ai fini par avoir du mal à trouver un bon titre que je n’aurais pas déjà lu. On ne compte pas tant de grands classiques que cela ! Je fais régulièrement le tour des titres les plus connus et les plus recommandés.
Pour continuer cette recherche, pour moi-même et pour me trouver en mesure de partager mi aussi une liste, voici une sélection de titres que je considère comme bons.
Les exceptionnels
Red mars. Blue mars. Green mars. Kim Stanley Robinson, 1992. (une trilogie exceptionnelle)
Hyperion, Dan Simmons, 1989. (Onirique et exceptionnel, Endymion peut être ignoré)
La zone du dehors, Alain Damasio, 2001. (Intelligent et bien écrit)
Les classiques
Brave New World, Aldous Huxley, 1932. (Visionnaire)
Foundation, Isaac Asimov, 1951. (Un classique qu’on ne peut ignorer)
Dune, Frank Herbert, 1965. (j’ai lu et recommande les 4 premiers)
Ender’s Game, Orson Scott Card, 1985. (je n’ai lu et donc ne recommande que le premier)
Fahrenheit451, Ray Bradbury, 1953. (une distopye plutôt visionnaire)
1984, George Orwell, 1949. (Impossible de ne pas l’avoir lu)
Les oldies
The War of the Worlds, H.G. Wells, 1898. (Remarquable pour l’époque)
Ravage, René Barjavel, 1943. (Atemporel)
Rendez-vous with Rama, Arthur C Clarke, 1973. (Un peu convenu, mais efficace)
Do Androids Dream of Electric Sheep? Philip. K. Dick, 1968. (le livre derrière Blade Runner)
The Time Machine, H.G. Wells, 1895. (atemporel)
The Forever War, Joe Haldeman, 1974. (en fait une critique de la guerre du Vietnam)
La planète des singes, Pierre Boulle, 1963. (Atemporel)
Les fondateurs d’un concept
Neuromancer, William Gibson, 1984. (préfigure Internet et le cyberpunk ; un des rares que je relirai)
Snowcrash, Neal Stephenson, 1992. (le livre à l’origine du mot Metavers et du concept)
Modernes et efficaces
Les Fourmis, Bernard Werber, 1991.
Children of Time, Adrian Tchaikovsky, 2015. (Exceptionnel au moins jusqu’au 3ème opus)
Spin, Robert Charles Wilson, 2005. (Un thriller efficace au dénouement intéressant)
Project Hail Mary, Andy Weir, 2021. (très bien monté et mené)
Pour le fun
The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy, Douglas Adams, 1979. (Inégalable)
La Spire, Laurent Genefort, 2017. (Un peu série B, mais plaisant et l’angle est original)
Red Shirts, John Scalzi, 2012. (une parodie de Star Trek qui se laisse lire)
The Thrawn Trilogy, Timothy Zahn, 1991. (la suite de Star Wars, avant son dévoiement commercial)
Altered Carbon, Richard K. Morgan, 2002. (assez gros bill, mais réjouissant)
Murderbot diaries, Martha Wells, 2017. (jusqu’au 5ème, Network effect)
Quelques références auxquelles je n’ai pas accroché
The Three-Body Problem, Liu Cixin, 2008. (brillant, mais la 5ème colonne m’a rebutée)
The Left Hand of Darkness, Ursula K. Le Guin, 1969. (j’ai essayé deux fois… je ne peux pas)
Consider Phlebas, Ian M. Banks, 1987. (J’ai lâché après 100 pages)